Buenos Aires (28/06 au 5/07/2013)

Buenos Aires nous voici! Vincent un peu déboussolé (au sens propre du terme, il ne se repère pas bien, c’est le drame…). Jess la tête dans le … comme toujours […]

Buenos Aires nous voici! Vincent un peu déboussolé (au sens propre du terme, il ne se repère pas bien, c’est le drame…). Jess la tête dans le … comme toujours après une nuit de bus (ok, comme toujours après une nuit tout court…)

Le check in fait à l’hostel America del Sur, on prend nos marques dans notre quartier de la semaine : San Telmo. Un brin bohème et plein de charme, le quartier abrite de grandes maisons coloniales et des immeubles un peu plus récents en plus ou moins bon état. Quelques bars, beaucoup de resto et des antiquaires partout! On va se sentir bien içi.

Ce jour est le jour de deuil pour les chaussures de Vincent. RIP les Merrel. Malgré maintes tentatives de séchage suite aux « grandes eaux » Iguaçu, elles finissent enfermées dans un sac plastique surement accompagnées de 2 ou 3 munsters vu l’odeur. Afin d’éviter d’attirer tous les insectes d’Argentine, Vincent les confie, la larme à l’oeil, à une poubelle (durement choisie).

On va donc acheter de nouvelles chaussures à Monsieur (et juste un petit t-shirt pour Jess…!) La vendeuse nous indique que pour faire du change le mieux c’est de voir dans la rue, qu’on peu faire confiance… Hum, Hum…. Encore des histoires un peu bizarres avec ce change! Pourtant le ton est donné directement en arrivant dans les quartiers Recoleta et El Centro. Impossible de louper les centaines de personnes criant  « Cambio! Cambio! Cambio! » tous les mètres. On demande donc à un de ces monsieur le cours pour l’euro, qui nous répond 1E = 9,5pesos!!!!!! A peine croyable! Le cours officiel sans commission est peine à 7pesos! Bon on va tenter, on verra bien! Ruben, notre « trader » attitré à Buenos Aires, nous amène dans une petite galerie, on est pas tout à fait rassurés quand même… Et en fait tout se passe bien, les billets sont des vrais, aucun problème!

L’épopée du change est manifestement normale et légale içi. Une réflexion et analyse sur la confiance qu’ont les argentins dans leur économie serai à approfondir, mais nous ne le ferons pas sur ces pages.

Pour fêter ça, on traine les bars pour finir par dîner à la Poésia, un vieux café charmant. Les planches sont pleines de charcuteries inconnues (dont le matambre de pollo) et des artistes ambulants poussent la chansonnette quelques minutes en plein milieu du bar.

Le lendemain, nous nous baladons dans le quartier  de la Recoleta. Retour en France en plein 16ème parisien! Nous visitons le cimetière (ben oui….) et traversons le marché du week-end. Lessivés par toute cette marche, nous trouvons le San Juanito pour déjeuner. On pourrait qualifier le repas de « déjeuner spectacle » tant le serveur amuse la galerie. Vous l’aurez compris, adresse très touristique mais les plats locaux sont de qualité, locro pour Vincent et tamales pour Jess.

L’après midi sera consacrée à Palermo Soho. Le nom du quartier lui va comme un gant : ambiance bobo à souhait. Des boutiques design ; des bars branchés ; la plaza Armenia où des dizaines de personnes sont assises sur les marches en écoutant un groupe jouer, juste à côté un parc pour enfants avec atelier peinture, le tout entouré par un marché fait de petites cahutes avec des produits plutôt sympa ; la plaza Serrano toujours avec un marché et les bars qui font bar, resto, expo avec des stands de vêtements et babioles de créateurs juste les week-end! Bref les copines il faut rejoindre Jess immédiatement pour se faire un week-end shopping, déjeuné en terrasse, goûté dans un petit salon de thé suivi d’un apéro branchouille!!!!!

Le dimanche c’est jour de marché à San Telmo, c’est l’occasion pour nous de découvrir l’autre côté du quartier. Les vendeurs ambulants prennent possession de plusieurs rues, des groupes jouent un air de tango accompagnés par quelques danseurs afin de divertir une foule bien compacte. Halte obligatoire dans le marché couvert ou les antiquaires (ils sont partout!!!!) côtoient les bouchers, primeurs et quelques débits de boisson.

Les portenos (habitants de Buenos Aires) vivent tard, très tard même. Les happy hour sont jusqu’à 22h… A 20h30 bon nombre de resto ne sont pas encore ouverts. Pas toujours évident le décalage horaire, ça change de Iguazu et San Ignacio!

Le soir nous dînons à El Refuerzo, la salle est minuscule et les plats sont énormes, un resto comme on les aime!  Fin de repas le serveur nous offre le digeo en terrasse (on a pas comprit le nom……. dommage ça se buvait bien cette petite chose là!). On voit passer les éboueurs et on comprend mieux pourquoi les rues ne sont pas très clean! Premièrement les rues bénéficient d’1 benne pour facilement 15 ou 20 immeubles, forcément ça déborde! Il y en a quasi plus à côté que dans la benne. Ensuite les éboueurs ramassent le contenu de la benne….. et laissent le reste!

 

Le lundi direction la gare routière pour prendre des infos pour la suite du trajet. Après discussion nous ne passerons pas à Mendoza (il reste encore le Chili pour faire des vignobles…) et irons directement à Cordoba. Les diques (les docks) de Puerto Madero ne sont pas très loin, on va en profiter pour y faire un tour. L’endroit est surprenant, hyper moderne, des resto plutôt huppés, et non les berges ne sont pas en travaux, c’est de la déco toutes ces gigantesques grues! Le midi on se fait plaisir dans une sorte de churrascaria mais plus haut de gamme, la viande est bonne, le vin est bon, on arrive à 14h30 et ressort à 16h45 plus que repu. La soirée sera donc tranquille à l’hôtel.

Après maintes hésitations, nous nous rendons le jour suivant dans le fameux quartier de la Boca. Le quartier du foot, où l’invasion touristique de la rue Caminito fait face au reste du quartier très pauvre et où il est déconseillé de se balader. Le petites maison flashy de tôles et de bois donnent un air « parc d’attraction », les terrasses des resto offrent des démonstrations de tango,  mais l’ambiance est sympa. Les quelques rues autour de Caminito méritent un coup d’oeil.

Retour en taxi, le chauffeur (mince alors!!) « oublie » de mettre le compteur en début de course… On lui fait rapidement rectifier le tir, il s’excuse en rigolant, il n’y avait pas pensé…. Mais oui…..

Les jours suivants, on continue à se perdre dans la ville, on prend des rues déjà traversées, on en découvre d’autres, Jess surement en manque de transports urbains bloque sur tous les bus qui passent… On continue également a tester les limites de notre estomac. La limite est trouvée le mercredi soir dans un resto de cuisine moderne le café San Juan. Excellent, la cuisine ouverte et les cuistots habillés comme à Harlem, ne font qu’ajouter une note sympa aux saveurs des assiettes. Mais il va vraiment falloir penser à faire la diète quelques jours.