Mandalay, la fin de l’aventure birmane

  Pour nos derniers jours dans ce surprenant pays nous abandonnons le vélo pour le scooter. C’est presque une révélation! Des regards curieux et amusés se posent en permanence sur […]

 

Pour nos derniers jours dans ce surprenant pays nous abandonnons le vélo pour le scooter. C’est presque une révélation! Des regards curieux et amusés se posent en permanence sur nous. Les sourires vont bon train. Manifestement de voir des étrangers avec « leur » moyen de locomotion plait particulièrement aux gens ici… Pour la première journée nous partons avec Catherine et Florian jusqu’au fameux pont U’Bein. Avec ses 1,2km, il est le plus long pont en teck du monde. Il est surtout cher aux yeux des habitants de la ville donc il faut bien choisir son heure pour le traverser faute de quoi on risque de se retrouver dans des embouteillages humains. Nos compagnons de scoot’ ayant rendez-vous avec des expat’ le soir, nous les suivons pour dîner au Daung Lann Gyi, qui va nous réconcilier avec la nourriture birmane. Mais en fait il existe des plats traditionnels qui ne baignent pas dans l’huile!!! La commande est prise par la petite July, 6 ou 7 ans, fille des propriétaires et seule anglophone de l’établissement… Elle se fait un plaisir de faire le petit chef avant d’aller dormir… Le dîner fini, nous laissons les expat’ rentrer chez eux et nous nous installons dans une beer station. A contrario des birmans qui accompagnent souvent leur bière de whisky, nous restons à la bière nature! Au moment de partir, le serveur tente de nous trouver un taxi, le chemin étant trop long pour le faire à pieds. Il revient avec 1 moto-taxi, c’est bien mais nous sommes 5…. Vincent tente en vain d’expliquer la situation au serveur qui, bien que de très bonne volonté, ne comprenait pas tout. Un homme assis à une table à côté intervient alors et nous propose de nous ramener dans son pick-up moyennant un coup pour lui et ses amis. On rentre donc cheveux aux vents assis à même le sol à l’arrière! Plutôt fun comme fin de soirée!

 

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Plus culturel, nous visitons la Paya Mahamuni où réside le bouddha le plus vénéré du pays. Cette statue a triplé de volume à force d’être recouverte de feuilles d’or! Malheureusement seuls les hommes ont le droit apposer le papier doré, pourtant un nombre incalculable de femmes souhaiteraient le faire…. Puis un petit tour au monastère Shwe In Bin Kyaung avant de se perdre dans les petits quartiers de Mandalay. On voit alors les bateliers charger et décharger leurs cargaisons ou laver leurs cochons dans la rivière, les faiseurs de charbon de tout âge (dont certains vraiment très jeunes…) ont le visage couvert de suie, etc…. Tous nous observent avec un petit air qui veut dire « mais qu’est ce qu’ils font là ceux là??? » mais le sourire et le « mingalabar » (bonjour) sont de mises à chaque fois!

 

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Et puis il y a  notre « maison »…. Yoe Yoe Lay Guest House incarne la vraie définition de « Guest House ». Nous voyageons depuis 9 mois et un accueil pareil c’est du jamais vu! Tout le staff est adorable, la proprio n’en parlons pas, elle nous a même offert un repas le dernier soir, juste parce qu’on attendait sur la terrasse… Située un peu à l’écart du centre, on croise peu de touristes, enfin les seuls qu’on voit sont dans cette GH… Faute de place nous logeons à une centaine de mètres du bâtiment principal, dans la maison de la propriétaire. On est comme à la maison! Il faut traverser le salon et la cuisine pour aller à la salle de bain, devant notre chambre on croise les filles qui se maquillent juste à côté d’un grand autel….. Et traverser le quartier pour se rendre d’un bâtiment à un autre est un vrai bonheur! On ferait presque des aller-retours pour rien! Les gens se douchent sur le bord du chemin ou préparent le repas. Les femmes s’installent pour discuter et nous avons droit à de grands sourires à chaque passage. Et surtout un groupe de p’tits bouts nous courent après pour jouer 10 fois par jours. Vincent fait l’erreur une fois de les faire sauter dans ses bras et ça devient quasiment du harcèlement ensuite (le meilleur harcèlement qu’il soit)! Ces gamins qui n’ont pas grand chose (enfin comparativement à nos moyens occidentaux en tout cas) nous donnent à manger à chaque fois : la glace ou la banane entamée qu’ils ont en main, leurs gâteaux, leurs fruits, enfin ce qu’ils ont… Les vrais moments de bonheur sont là…