Des backwaters à Varkala

  « A dada sur mon bidet » ou le bus indien   Nos trajets dans le Kerala se font principalement en bus. Il faut compter 1H30 entre Kochin et Alleppey puis […]

 

« A dada sur mon bidet » ou le bus indien

 

Nos trajets dans le Kerala se font principalement en bus. Il faut compter 1H30 entre Kochin et Alleppey puis 3 ou 4h jusqu’à Varkala. C’est bien sur sans compter les possibles, voir fréquents retards.

 

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L’aventure commence avant même de monter dans le bus : obligation de se faire aider pour savoir lequel est le bon, les destinations doivent être inscrites mais en hindi… Et encore à regarder les locaux courir dans tous les sens, demander, monter dans le bus puis redescendre, ils n’ont pas vraiment l’air d’être mieux renseignés que nous….

Pour décrire les engins, ils ont des km aux compteurs mais pas de fenêtres, enfin si mais c’est des rideaux métalliques pas toujours évidents à bouger. Une fois qu’on est assis, il faut parfois enjamber les fauteuils ce qui fait beaucoup rire les voisins, le bus démarre et là le jeu commence. A trente ans passés nous pensions ne plus jamais jouer à « à dada sur mon bidet », ou pas dans le rôle de celui qu’on fait sauter en tout cas… Et bien si ! Le bonheur du voyage, on retrouve des saveurs d’enfance !!! 4h de sautillements quasi permanents ponctués de quelques sauts qui vous font bien décoller du siège ! Pas besoin d’aller à la fête foraine en Inde, prendre le bus suffit amplement !

Malgré fesses et dos endoloris, c’est un merveilleux moyen de se déplacer en se mélangeant aux indiens. Il permet de tenter de discuter avec ces voisins même si on ne comprend pas un traitre mot de ce qu’ils disent ou encore pour leur servir d’oreiller lorsqu’ils ronflent.

 

 

Les Bakwaters du Kerala

 

Nous rejoignons Alleppey afin de découvrir la « petite Venise Indienne ». Les backwaters sont des réseaux de lagunes et rivières reliés par des canaux creusés de la main de l’homme qui s’étendent sur environ 900km. Notre homestay constituée de quelques bungalows est un peu excentrée de la ville, donnant sur les canaux. On est au calme, on est bien!

Faire une balade sur l’eau est un passage obligatoire ici. Pour profiter des paysages dans des passages plus étroits et moins fréquentés, nous choisissons de passer 4h sur un canot à rames (plus écolo).

 

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Nous rejoignons notre « chauffeur – guide » Raju dès 7h, ce qui permet de ne pas se retrouver dans le flux de masse des gros bateaux. Les premières lueurs du jour et rythme « au ralenti » de la barque sont propices à la détente et parfaits pour s’imprégner de la magie des lieux.

 

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La barque est aussi un moyen idéal d’observer les villageois sur le rivage (moins visible sur les ferrys et les house-boat). Leur vie entière est axée sur les canaux. Au delà d’un moyen de circulation, ces rivières servent à pêcher, transporter des marchandises, élever des canards, faire la vaisselle, la lessive, se laver (surtout les dents… c’est important l’hygiène bucco-dentaire..).

 

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Raju prend le temps de nous expliquer pas mal de choses sur la vie rurale des villageois, les rizières, les bateaux, etc…. En cours de route on s’arrête prendre un petit dèj local : une sorte de petit pois-carrotes accompagné comme toujours d’un chai (thé au lait). L’aigle de la maison nous est présenté  : sur l’épaule, dans la main, le sourire n’est même pas crispé!

 

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Varkala

 

Accrochée à ses falaises, Varkala est une station balnéaire d’un autre monde. Est-on vraiment en Inde ? Le petit chemin en hauteur face à l’océan compte une multitude de restaurants et boutiques en tout genre. Au grand bonheur de Jess, on trouve partout des petits stands pour échanger ou acheter des livres d’occasions. Le cadre est magnifique, l’ambiance détendue, la plage blindée de touristes indiens et autres routards. La bière est servie partout, mais la bouteille reste sous la table ou le contenu dans une théière. Il est même fréquent que les resto proposent de quoi fumer, officieusement bien sur.  Malgré l’empreinte touristique hyper présente et les commerçants nombreux et insistants, le lieu vaut de s’y attarder quelques jours. Un bouquin en main sur la plage ou une terrasse, à déguster du poisson frais et des plats keralais, on se laisse aller, sans compter ni les jours ni les heures…

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